
Qu’est-ce la dyslexie visuo-spatiale?
comprendre ses symptômes, ses causes et les solutions concrètes pour aider votre enfant à lire et apprendre sereinement.
La dyslexie peut constituer un handicap cognitif, et de ce fait, ouvrir des droits via la Maison départementale des personnes handicapées (AEEH, PPS, AESH, matériel adapté).
Pour en bénéficier, vous devez constituer un dossier MDPH : une tâche relativement longue et complexe, mais qui peut être déterminante pour un enfant dyslexique.
Ce guide vous accompagne pas à pas pour monter un dossier solide et maximiser vos chances d’obtenir les aides nécessaires.
Prenez en photo ses devoirs et obtenez une version adaptée, plus claire et plus agréable à lire.
Oui, la dyslexie peut être reconnue comme handicap cognitif selon la loi de 2005, ouvrant droit à des aides via la MDPH pour compenser les difficultés scolaires et quotidiennes.
L’AEEH (135,13€/mois minimum), un PPS avec aménagements scolaires, un accompagnement AESH, du matériel pédagogique adapté (ordinateur, logiciels), et éventuellement une carte mobilité inclusion.
Le délai moyen est de 4 à 6 mois après dépôt du dossier complet, parfois davantage selon les départements. Conservez toujours une copie de votre dossier.
Le PAP ne nécessite pas de reconnaissance MDPH et propose des aménagements légers. Le PPS requiert une reconnaissance de handicap et permet des aménagements plus conséquents, notamment un AESH.
Oui, la dyslexie peut constituer un handicap cognitif, tout comme d’autres troubles dys, au titre de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
Et de ce fait, ce trouble peut ouvrir des droits via la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) tels que :
Non, la dyslexie n’est pas une maladie. Ce n’est pas quelque chose que l’on “attrape” ou dont on peut guérir. En effet, il n’existe pas de traitement médicamenteux ou de thérapie (comme les exercices visuels ou auditifs) permettant de guérir de la dyslexie.
Pour autant, nous ne sommes pas démuni(e)s face à la dyslexie :
Le meilleur traitement repose sur des interventions éducatives au travers de la rééducation orthophonique qui aident la personne dyslexique à compenser sa dyslexie.
Mais si la dyslexie n’est pas une maladie, qu’est-ce que c’est ?
La dyslexie est un trouble du neurodéveloppement qui affecte la capacité d’un individu à maîtriser et à automatiser la lecture et l’écriture.
Ce trouble appartient au groupe des troubles spécifiques du langage et des apprentissages (aux côtés de la dysorthographie ou encore de la dyscalculie) et correspond à une manière différente pour le cerveau de se développer et de fonctionner. Pour autant, ce n’est ni une maladie ni un problème d’éducation ni un manque d’intelligence.
Aujourd’hui, 6 à 8 % des élèves en France pourraient être dyslexiques.
La dyslexie est un trouble du neurodéveloppement qui affecte tout au long de la vie les fonctions cognitives : l’attention, la mémoire, la perception, le langage, la résolution de problèmes et/ou l’interaction sociale.
Ce trouble a donc des répercussions sur la scolarité, l’autonomie, le développement émotionnel et peut ainsi entrer dans le champ du handicap invisible.
Concrètement, la dyslexie peut se manifester par :
Ou encore des problèmes de mémorisation et de fatigue.
Toutefois, l’impact de la dyslexie va bien au-delà de la lecture et de l’écriture : repli sur soi, difficulté de concentration, hyperactivité, anxiété, faible estime de soi…
Sans diagnostic, soutien psychologique et solutions éducatives, les personnes présentant une dyslexie ont plus de risque : d’être en échec scolaire, d’avoir des comportements à risque, des difficultés d’insertion sociale…
La constitution d’un dossier MDPH peut sembler intimidante : il faut rassembler des pièces administratives, compléter de multiples documents dépeignant votre situation et le tout, de manière convaincante.
Alors vous trouverez ci-dessous un guide complet pour vous aider à monter un dossier solide qui aura ainsi plus de chances d’aboutir favorablement :
Si jamais vous vous sentez dépassé,les associations membres de la Fédération Française des DYS peuvent vous accompagner dans la constitution de votre dossier.
Toute demande auprès de la MDPH commence par la complétion du formulaire Cerfa n°15692*01 par les parents.
Il permet d’indiquer précisément les aides sollicitées :
À ce formulaire doivent être joints un justificatif d’identité de l’enfant et un justificatif de domicile de moins de 3 mois.
Le certificat médical, rempli sur le formulaire Cerfa n°15695*01, est l’élément le plus déterminant de votre dossier. Il doit impérativement dater de moins de six mois et être complété par votre médecin traitant ou un spécialiste.
L’erreur à éviter absolument : il ne faut sous aucun prétexte se contenter d’écrire « dyslexie » ou « trouble DYS ». Un certificat trop succinct ne permettra pas à la commission d’évaluer les besoins réels de votre enfant.
Ce qu’il faut faire : Le certificat médical doit raconter le quotidien de l’enfant, pas simplement poser un diagnostic.
Concrètement, voici les éléments qui doivent apparaître dans le certificat médical :
Bon à savoir : si la situation de votre enfant n’a pas évolué, le médecin peut cocher une case spécifique attestant de cette stabilité. Cela vous dispense de refaire l’ensemble des bilans, démarche coûteuse en temps et en argent, tout en permettant le maintien des droits.
Le Guide d’Évaluation des besoins de compensation en matière de Scolarisation (GEVA-Sco) est rempli par l’équipe enseignante et décrit concrètement comment les difficultés de l’enfant se manifestent en classe et quels sont ses besoins spécifiques dans le contexte scolaire.
Le GEVA-Sco doit préciser :
Attention ! Il existe deux versions du GEVA-Sco : Une pour les premières demandes et une pour les renouvellements.
Dans tous les cas, ce document est indispensable dès lors que vous sollicitez des aménagements scolaires (PPS, AESH, matériel adapté).
Pour obtenir ce document, vous devez en faire la demande au professeur principal ou au chef d’établissement. Bien que ce soit un document interne à l’Éducation Nationale, vous avez le droit d’y accéder. Et si certaines informations vous semblent inexactes, vous pouvez demander une modification.
Enfin, vous pouvez ajouter au GEVA-Sco les bulletins scolaires afin de montrer l’évolution des résultats.
Si le certificat médical et le GEVA-Sco apportent des faits objectifs, le projet de vie représente le cœur émotionnel et humain de votre demande.
Le projet de vie n’est pas un exercice de style littéraire ni un texte formaté. C’est un témoignage sincère où vous décrivez :
Ses aspirations : Architecte, vétérinaire, chercheuse, entrepreneur… Les aménagements visent à lui donner les moyens de développer son potentiel.
Racontez votre quotidien, ne minimisez rien. La commission MDPH ne connaît pas votre enfant, elle ne voit que le dossier, et elle en lit des dizaines chaque semaine. Votre projet de vie doit leur permettre de voir votre enfant comme un individu unique.
Envoyez votre dossier complet à la MDPH de votre département en recommandé avec accusé de réception, en ligne ou déposez-le directement au guichet si cela est possible. Vous devriez recevoir un accusé de réception sous 15 jours.
Conservez systématiquement une copie intégrale de tout ce que vous envoyez.
Le délai d’instruction moyen est ensuite de 4 à 6 mois, et parfois bien davantage dans les départements surchargés… Si vous n’avez aucune nouvelle au-delà de ce délai, contactez la MDPH pour faire un point sur l’avancement de votre dossier.
Après un passage en CDAPH (Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées), vous recevrez enfin une notification de décision et les aménagements pourront être mis en place par l’Éducation nationale et/ou la CAF.
Une fois votre dossier accepté, plusieurs types d’aides peuvent être accordées en fonction des besoins de votre enfant :
Le PPS organise et sécurise la scolarité d’un élève dyslexique reconnu en situation de handicap tout au long de son parcours scolaire.
Il peut prévoir des aménagements plus conséquents que le PAP :
Point crucial méconnu :
Les aménagements aux examens (brevet, bac) constituent un dossier complètement séparé qui ne passe pas par la MDPH mais par l’Éducation nationale.
L’Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé (AEEH) est une aide mensuelle versée par la CAF pour compenser les dépenses liées aux soins, à l’éducation ou à l’embauche d’une tierce personne pour accompagner votre enfant au quotidien.
Le montant de base de l’AEEH est de 135,13 € par mois, ce montant peut être majoré, par un complément accordé par la CDAPH.
Toutefois, pour en bénéficier, vous devez avoir un enfant de moins de 20 ans qui présente un taux d’incapacité d’au moins 80 % ou un taux d’incapacité compris entre 50 % et 79 % si l’enfant fréquente un établissement spécialisé ou nécessite des soins particuliers à domicile.
L’Accompagnant d’Élève en Situation de Handicap (AESH) apporte une aide directe à votre enfant pendant le temps scolaire en reformulant les consignes, en aidant à la prise de notes ou en veillant à ce qu’il reste concentré sur sa tâche.
Cet accompagnement peut prendre trois formes selon les besoins évalués par l’équipe pluridisciplinaire de la MDPH :
La MDPH peut également financer du matériel pédagogique adapté (MPA) pour compenser les difficultés de lecture et d’écriture.
Ce matériel comprend généralement :
La Carte Mobilité Inclusion (CMI) peut être demandée lorsque le handicap entraîne des difficultés à rester debout longtemps ou à se déplacer.
Elle existe sous trois formes :
À partir de 16 ans, un enfant peut bénéficier de la Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH). Bien qu’elle concerne principalement la vie professionnelle, cette reconnaissance peut être utile dès le lycée.
La RQTH facilite l’insertion professionnelle en ouvrant l’accès à des dispositifs spécifiques :
Durant la scolarité, elle permet également d’obtenir des aménagements lors des stages en entreprise (adaptation du poste de travail, aides humaines, aide à la communication, transports…)
Bon à savoir : pour renouveler une RQTH, il n’est pas systématiquement nécessaire de refaire tous les bilans si la situation n’a pas évolué. Le médecin peut simplement certifier la stabilité du trouble.
La plupart des droits sont accordés par la MDPH pour une période de 2 ans.
Avant l’échéance de vos droits, vous devrez constituer un nouveau dossier de renouvellement. Pensez à anticiper cette démarche plusieurs mois à l’avance, car les délais de traitement restent les mêmes qu’en première demande (4 à 6 mois).
Toutefois :
Si vous estimez que la situation de votre enfant est stable et que les besoins ne vont pas évoluer à court terme, vous pouvez contester la durée accordée et demander une prolongation. Cette demande doit être argumentée avec des éléments médicaux solides démontrant le caractère durable du trouble.
Pour les Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS), il est de plus en plus courant que les droits soient accordés par cycle scolaire (cycle 2 pour le CP-CE1-CE2, cycle 3 pour le CM1-CM2-6e, cycle 4 pour la 5e-4e-3e).
Enfin, pour la Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH), il est possible d’obtenir une reconnaissance de 4 à 5 ans, voire plus selon les départements.
Certaines situations nécessitent des démarches spécifiques ou des aménagements complémentaires.
Voici les cas particuliers les plus fréquemment rencontrés par les familles d’enfants dyslexiques, avec les solutions concrètes à mettre en œuvre.
En cas de besoin, il est tout à fait possible de passer d’un Plan d’Accompagnement Personnalisé (qui ne nécessite pas de reconnaissance de handicap) à un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS).
Si un enfant doit prendre un traitement pendant le temps scolaire (pour un trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité par exemple), il est nécessaire d’établir un Projet d’Accueil Individualisé (PAI).
Ce dernier permet alors la prise de médicaments à l’école, sous la responsabilité de l’infirmier scolaire ou du personnel formé.
De manière générale, les familles préfèrent donner le traitement à la maison pour éviter les démarches administratives et simplifier le quotidien. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’en discuter avec le médecin prescripteur.
Si votre enfant est scolarisé dans un établissement privé hors contrat, vous pouvez tout à fait monter un dossier MDPH et obtenir une reconnaissance du handicap ainsi que des droits.
Toutefois :
Enfin, si les établissements privés hors contrat sont soumis à des obligations légales, il est possible que vous ayez des difficultés à les faire appliquer. Et il pourrait être nécessaire de mener une action en justice…
En études supérieures, le GEVA-Sco et le PPS sont remplacés par le Plan d’Accompagnement de l’Étudiant en situation de Handicap (PAEH).
Ce dernier permet généralement d’obtenir des aménagements qui s’inscrivent dans la continuité de ce qui était fait précédemment (matériel adapté, preneur de notes, temps supplémentaire, etc).
Le PAH est élaboré avec la Mission Handicap de l’établissement qui doit être informée dès l’inscription. Si cela n’a pas été fait, une fiche liaison lycée-enseignement supérieur permet toutefois de mettre en place des mesures rapidement.
Constituer un dossier MDPH demande du temps et de l’investissement, mais c’est un levier essentiel pour offrir à votre enfant dyslexique les conditions nécessaires à sa réussite scolaire et personnelle.
Ces aménagements ne sont pas des privilèges, mais des compensations légitimes qui rétablissent l’équité face aux apprentissages.
N’oubliez pas que vous n’êtes pas seuls : les associations de la Fédération Française des DYS restent à vos côtés pour vous accompagner dans ces démarches.
Chaque enfant dyslexique a un potentiel unique qui mérite d’être pleinement développé.
Prenez en photo ses devoirs et obtenez une version adaptée, plus claire et plus agréable à lire.

comprendre ses symptômes, ses causes et les solutions concrètes pour aider votre enfant à lire et apprendre sereinement.

Un guide simple pour comprendre comment une personne dyslexique voit un texte selon la Science.

Dyslexie phonologique : définition, symptômes et causes. Découvrez comment reconnaître ce trouble de la lecture et les solutions adaptées pour

Il existe plusieurs formes de dyslexie. Découvrez leurs différences et comment adapter l’aide à chaque profil d’enfant.

Découvrez comment faire reconnaître la dyslexie comme handicap et les aides auxquelles vous avez droit.

Dyslexie lexicale : difficulté à reconnaître les mots écrits. Symptômes, causes génétiques et neurologiques, et solutions concrètes pour améliorer la
Découvrez des conseils pratiques pour accompagner votre enfant, l’aider à mieux lire et à retrouver confiance en ses capacités.