
Comment Voit un Dyslexique ? (Guide et Simulateur)
Un guide simple pour comprendre comment une personne dyslexique voit un texte selon la Science.
Accueil > Comprendre > Enfant Dyslexique : symptômes, causes, traitements (Guide 2026)
Lorsqu’on se rend compte que notre enfant confond les lettres [b] et [d] ou qu’il a des difficultés à prononcer certains mots, la question de la dyslexie peut se poser.
Dans ce cas, il est préférable de consulter rapidement un professionnel de santé. En effet, les enfants dyslexiques ont besoin d’un suivi spécifique. Et commencer tôt permet d’offrir les meilleurs résultats.
Aujourd’hui, je vous propose de découvrir comment la dyslexie peut se manifester chez les enfants et comment les accompagner pour les aider au mieux.
Prenez en photo ses devoirs et obtenez une version adaptée, plus claire et plus agréable à lire.
Votre enfant confond des lettres ([b]/[d]), inverse des syllabes, ajoute ou oublie des lettres. Sa lecture reste lente et hésitante, et il se fatigue rapidement lors des devoirs.
La dyslexie est héréditaire à 70-80%. Si vous ou votre conjoint êtes dyslexique, votre enfant a plus de risques de l’être également en raison d’un développement cérébral atypique.
Vous pouvez observer des signes dès 2 ans (marche tardive, difficultés de langage). Le diagnostic formel se pose en fin de CE1, mais un repérage précoce améliore les résultats.
La dyslexie ne disparaît pas, mais se compense très efficacement. Avec un suivi orthophonique régulier, des aménagements scolaires et des outils adaptés, votre enfant peut progresser et s’épanouir.
Un trouble dys se présente rarement seul. Votre enfant peut aussi présenter une dysorthographie, une dyscalculie ou un TDAH. Ces comorbidités nécessitent un accompagnement spécifique adapté.
Au-delà de la lecture, votre enfant peut se replier sur lui-même, avoir du mal à se concentrer, être impulsif ou développer de l’anxiété face aux devoirs et à l’école.
La dyslexie est un trouble du neurodéveloppement qui affecte la capacité d’un enfant à maîtriser et à automatiser la lecture et l’écriture.
Il correspond à une manière différente pour le cerveau de se développer et de fonctionner. Ce n’est donc ni une maladie ni un retard à rattraper ni un manque d’intelligence. Ce trouble spécifique des apprentissages (TSLA) est simplement un fonctionnement neurologique atypique.
Aujourd’hui, ce trouble touche entre 6 et 8 % des élèves en France.
Les enfants dyslexiques présentent généralement une lecture lente et hésitante ainsi que des difficultés orthographiques importantes.
Ces manifestations varient d’un enfant à l’autre, mais certaines difficultés reviennent régulièrement :
Est-il possible de savoir comment Voit une Personne Dyslexique ?
Contrairement aux images qui circulent sur les réseaux sociaux, les enfants dyslexiques ne voient pas les lettres bouger, se transformer en chiffres ou s’inverser de façon anarchique. Ces représentations spectaculaires n’ont aucun fondement scientifique.
Toutefois, si vous souhaitez découvrir des simulations fictives, inspirées de descriptions présentes dans la littérature, vous pouvez utiliser notre simulateur de dyslexie.
Un trouble dys se présente rarement seul. En effet, les troubles associés ne sont pas l’exception, mais la règle :
Sans diagnostic ni accompagnement adapté, ces difficultés peuvent augmenter les risques d’échec scolaire, mener à des comportements à risque et à des difficultés d’insertion sociale.
Heureusement :
Avec un accompagnement précoce et adapté, la grande majorité des enfants dyslexiques se développent et s’épanouissent de manière satisfaisante.
La dyslexie a une forte composante héréditaire. Les estimations actuelles suggèrent que la génétique pourrait représenter entre 70 et 80 % du risque de développer ce trouble.
Ainsi, si vous ou votre conjoint(e) êtes dyslexique, votre enfant a statistiquement plus de risques de l’être également.
Enfin, certains facteurs environnementaux peuvent également jouer un rôle, mais rappelons cette information primordiale : ce trouble n’est en aucun cas un signe de manque d’intelligence.
Le diagnostic d’un trouble spécifique des apprentissages avec déficit de la lecture ne peut être posé avec certitude qu’à la fin de l’année de CE1.
Toutefois, le repérage précoce permet une prise en charge plus rapide et favorise une meilleure évolution et facilite la scolarisation de votre enfant.
Voici ce à quoi vous devez prêter attention selon l’âge de votre enfant :
Évaluez le risque de dyslexie en quelques minutes avec notre test inspiré du Bangor Dyslexia Test. Les réponses sont confidentielles et anonymes. Enfin, ce test ne remplace pas un diagnostic médical.
Si vous-même ou votre conjoint êtes dyslexique, surveillez le développement moteur de votre enfant. Les enfants à risque commencent à marcher plus tard : en moyenne à 14,6 mois contre 13,5 mois.
Cette différence, bien que minime, est significative lorsqu’elle est combinée à des antécédents familiaux et pourrait constituer un premier marqueur de risque.
Dès 30 mois, certains signes peuvent alerter : phrases courtes et peu complexes (« Papa revient. On va parc »), difficultés de prononciation (« cocodil » au lieu de « crocodile »), vocabulaire restreint.
Plus tard, votre enfant peine à manipuler les sons (trouver des rimes, découper des mots en syllabes) et confond les repères spatiaux (devant/derrière), temporels (avant/après) et quantitatifs (plus/moins).
Votre enfant a du mal à déchiffrer les syllabes ou multiplie les erreurs. Il identifie difficilement les sons à l’intérieur des mots, son langage oral reste peu fluide et son écriture manuscrite peu lisible. Ces difficultés persistent malgré un enseignement adapté et régulier.
L’entrée en CM1 marque un tournant : votre enfant passe de « apprendre à lire » à « lire pour apprendre ».
La lecture reste lente malgré l’entraînement, la compréhension des textes pose problème, et les difficultés s’étendent à différentes matières.
Des plaintes somatiques (maux de tête, maux de ventre) peuvent apparaître, accompagnées d’une faible estime de soi.
Les jeunes dyslexiques ont généralement fait des progrès significatifs et savent désormais déchiffrer les mots de manière autonome.
Toutefois, la dyslexie ne disparaît pas : la lecture reste plus lente et demande toujours plus d’efforts. Les difficultés d’orthographe persistent de manière bien plus marquée que les difficultés de lecture, et l’écart avec les pairs ne se comble pas nécessairement.
Pour identifier objectivement les éventuelles difficultés de votre enfant, vous pouvez vous référer aux seuils mis en place par l’Éducation nationale dans leurs évaluations standardisées.
Ces repères permettent de situer précisément le niveau de votre enfant par rapport à ce qui est attendu à son âge :
Pour un élève de CM2, on peut observer (page 24) qu’en dessous de 109 mots lus, l’enfant est considéré en difficulté. Il en est de même en dictée si moins de 8 sur 12 mots sont correctement écrits.
Aucun médicament ni thérapie spécifique ne permet de faire disparaître la dyslexie.
Les enfants présentant une dyslexie apprennent à la compenser à travers des stratégies adaptées :
Quand un enfant présente des difficultés importantes en lecture, il est essentiel d’en parler à votre médecin généraliste ou votre pédiatre, qui pourra vous orienter vers un orthophoniste pour réaliser un bilan complet.
Ce bilan permet d’évaluer précisément la lecture, l’écriture et le langage écrit, de repérer le type de difficultés et de distinguer un trouble spécifique d’un simple retard de lecture.
En cas de dyslexie confirmée, des aides ciblées sont proposées :
Le suivi orthophonique s’inscrit dans la durée. Les progrès sont réels, mais ils se construisent pas à pas, sur plusieurs mois, voire plusieurs années.
Face aux difficultés durables de votre enfant, il est important de savoir que des dispositifs d’aide existent.
Un enfant ayant des difficultés scolaires liées à un ou plusieurs troubles des apprentissages peut bénéficier d’un Plan d’Accompagnement Personnalisé (PAP), et ce, sans reconnaissance du handicap. Ce dispositif permet de mettre en place des aménagements et des adaptations pédagogiques concrètes :
Mais ce n’est pas tout.
La dyslexie peut constituer un handicap au titre de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances. Concrètement, un trouble diagnostiqué peut ouvrir des droits via la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH) :
Le soutien familial est essentiel. Sans accompagnement bienveillant, les difficultés peuvent peser lourdement sur l’estime de soi et sur l’anxiété de votre enfant.
Nous savons que c’est plus facile à dire qu’à faire. Après une journée de travail, épuisé, vous aimeriez offrir à votre enfant toute l’attention et la patience qu’il mérite, mais les devoirs se transforment en conflits : il repousse le moment de s’y mettre, se lève sans cesse, proteste.
Face à ces refus répétés, les critiques ou les punitions peuvent surgir sous le coup de la frustration. Ces réactions, bien que compréhensibles, renforcent malheureusement la honte et l’anxiété de votre enfant.
Et briser ce cercle demande du temps et de l’énergie que vous n’avez pas toujours. L’objectif n’est pas d’être parfait, mais de créer progressivement un moment où votre enfant se sent en sécurité pour essayer, se tromper et progresser à son rythme.
Au fil de la scolarité, différents outils numériques peuvent faciliter l’apprentissage de la lecture et l’accès au savoir.
Toutefois, commençons par une précision importante : ces outils doivent être utilisés intelligemment, en complément de l’entraînement, et non en remplacement d’un suivi orthophonique.
En effet, si votre enfant utilise uniquement la synthèse vocale ou les livres audio dès le plus jeune âge, sans jamais pratiquer la lecture lui-même, l’apprentissage ne se fera pas. Le cerveau a besoin d’entraînement pour créer des techniques de compensation. Les outils sont là pour soulager et faciliter, mais pas pour éviter complètement l’effort.
Voici quelques logiciels et applications qui peuvent aider votre enfant :
Ces aides ne sont pas des « béquilles » honteuses, mais des outils légitimes qui permettent à votre enfant d’accéder aux apprentissages malgré ses difficultés spécifiques, exactement comme des lunettes pour quelqu’un qui a des problèmes de vue.
La dyslexie touche entre 6 et 8 % des élèves français et nécessite un accompagnement combinant suivi orthophonique, aménagements scolaires et soutien familial.
Bien qu’elle ne disparaisse pas, elle se compense efficacement grâce à des stratégies adaptées et des outils appropriés.
Des solutions comme Glaaster permettent d’adapter automatiquement les textes aux besoins de votre enfant, facilitant ainsi son accès à la lecture au quotidien. Avec un repérage précoce et un accompagnement adapté, votre enfant peut progresser et s’épanouir malgré ses difficultés.
Prenez en photo ses devoirs et obtenez une version adaptée, plus claire et plus agréable à lire.

Un guide simple pour comprendre comment une personne dyslexique voit un texte selon la Science.

De grandes personnalités sont dyslexiques. Découvrez leurs parcours inspirants et comment la dyslexie peut devenir une force.

Un guide simple pour reconnaître les signes et comprendre le comportement d’une personne dyslexique

Un guide pour vous aider à mieux comprendre la dyslexie et à découvrir comment y faire face pas à pas.

Un guide pour repérer la dyslexie chez l’enfant, comprendre ses causes et découvrir les solutions efficaces

Dyslexie lexicale : difficulté à reconnaître les mots écrits. Symptômes, causes génétiques et neurologiques, et solutions concrètes pour améliorer la

Doctorante en sciences cognitives, Université Claude Bernard Lyon 1
Camille mène des recherches sur les adaptations visuelles des textes pour faciliter la lecture des enfants. Autrice de publications scientifiques et intervenante universitaire, elle traduit les avancées de la recherche en solutions concrètes pour une lecture plus accessible et inclusive.
Découvrez des conseils pratiques pour accompagner votre enfant, l’aider à mieux lire et à retrouver confiance en ses capacités.