
Aménagements Scolaires DYS : PAP, PAI et PPS (Guide 2026)
Un guide pour découvrir les aménagements scolaires et comment les obtenir : PPRE, PAI, PAP ou PPS.

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Aider un enfant dyslexique à progresser, c’est souvent une course à obstacles.
Entre les conseils sur la mise en forme des textes, les outils à privilégier et les bonnes attitudes à adopter… Les informations se multiplient et peuvent vite devenir contradictoires.
Résultat : on ne sait plus par où commencer.
Aujourd’hui, je vous propose de découvrir des actions efficaces pour aider un enfant DYS à progresser, de la lecture jusqu’aux devoirs et aux évaluations.
Il adapte instantanément les documents à sa dyslexie, l’écoute en audio et pose ses questions à un assistant IA.
Privilégiez une police sans empattement (Arial, Verdana ou OpenDyslexic), taille 14, sur fond clair. Aérez la mise en page, augmentez les interlignes et surlignez les mots importants. Des applications comme Glaaster permettent d’automatiser ces ajustements en quelques secondes.
Lisez-lui le texte en amont et présentez les mots nouveaux avant de commencer. Pendant la lecture, laissez-lui du temps, évitez les explications et ne lui imposez pas la lecture à voix haute. Après, vérifiez la compréhension avec quelques questions ouvertes.
Donnez des consignes courtes. Si elles sont longues, découpez-les en sous-consignes. Associez des supports imagés et des exemples concrets. En cas de blocage, oralisez la consigne ou reformulez-la avec des mots plus simples.
Acceptez les ratures et les réponses courtes. Ne pénalisez pas l’orthographe quand ce n’est pas l’objet de l’exercice. Proposez l’ordinateur avec correcteur orthographique, ou la dictée vocale pour lever le blocage lié à la transcription.
Réduisez la quantité d’exercices et la quantité à mémoriser. Autorisez les aide-mémoires, les rendus tapés à l’ordinateur et la lecture des énoncés par un adulte. En évaluation, laissez du temps supplémentaire, oralisez les questions et privilégiez le fond sur la forme.
Le PAP permet des aménagements pédagogiques sans reconnaissance de handicap. Le PPS, via la MDPH, offre des aides plus importantes (AESH, temps majoré). Les ULIS accueillent les profils nécessitant un accompagnement renforcé.
La dyslexie est un trouble du neurodéveloppement qui affecte la capacité de lire et d’écrire. Cela signifie que ces difficultés sont liées à un fonctionnement différent du cerveau et non pas à un manque d’intelligence.
Chez les enfants, elle peut se manifester par :

Résultat, les enfants DYS :
C’est pourquoi accompagner un enfant dyslexique commence avant tout par lui offrir un cadre bienveillant, déculpabilisant et rassurant.
La mise en forme d’un texte peut vraiment changer la façon dont un enfant dyslexique lit.
L’objectif est d’améliorer le confort visuel, la vitesse de déchiffrage et la compréhension en réduisant les efforts inutiles.

Plusieurs ajustements simples peuvent transformer l’expérience de lecture d’un enfant dyslexique :
Plusieurs applications existent pour vous aider dans cette tâche :



Vous pouvez compléter la mise en page avec différentes options :
Cela peut être une bonne manière d’attiser l’intérêt d’un enfant DYS pour la lecture et d’améliorer leur compréhension.
Attention :
Ces adaptations ne fonctionnent pas systématiquement. Certaines peuvent même être délétères. Il est important de garder en tête que chaque profil est unique.
L’important est de tester avec un professionnel pour identifier celles qui conviennent le mieux à votre enfant.
Le soutien de la famille est essentiel pour aider un enfant dyslexique à progresser. Sans accompagnement, les difficultés de lecture peuvent peser sur l’estime de soi, l’anxiété et la vie scolaire.
Pour garder une vie de famille plus sereine et donner à votre enfant les meilleures chances de réussir, voici quelques repères concrets :

Adapter le support, c’est bien. Toutefois, accompagner votre enfant dans le moment de lecture lui-même peut être encore plus décisif.
Voici comment structurer ce temps en trois phases.
Trois gestes simples peuvent changer le rapport de votre enfant au texte :

C’est souvent le moment le plus délicat :
Les guides, réglettes et fenêtres de lecture isolent une ou plusieurs lignes en masquant le reste de la page, guident le regard et réduisent la charge visuelle. Très utiles quand l’enfant se perd dans le texte.
Vous pouvez en fabriquer un avec du plastique transparent ou télécharger un modèle gratuit.

Pour qu’un enfant dyslexique ait envie de lire, il faut que l’histoire lui parle vraiment : ses goûts, ses centres d’intérêt ou ses envies du moment.
Si votre enfant choisit un livre qui vous semble trop simple pour son âge, ne le découragez pas. L’objectif à ce stade n’est pas le niveau, c’est l’appétit. Chaque page tournée avec plaisir est une victoire pour sa confiance en soi.
Une fois le bon livre trouvé, la lecture alternée est un excellent moyen de rendre ce moment plus léger. En vous répartissant les pages ou les répliques, vous lisez ensemble, à deux voix. En jouant avec les voix des personnages, vous transformez ce qui peut être une contrainte en un vrai moment de complicité.

Lire les mots ne suffit pas toujours. Certains enfants dyslexiques ont des difficultés supplémentaires de compréhension : ils déchiffrent le texte, mais en perdent le sens en chemin.
Voici quelques pistes :

L’écriture est souvent le deuxième grand obstacle des enfants DYS. On parle de dysorthographie : un trouble associé qui affecte la maîtrise de l’orthographe et de la transcription.
La bonne nouvelle : avec quelques ajustements simples, on peut considérablement alléger cette charge.
On commence par l’essentiel : l’état d’esprit.
Avant tout, il s’agit de réduire la charge mentale liée à l’écriture :
Une fois l’anxiété réduite, on peut s’attaquer à ce qui fatigue concrètement votre enfant au quotidien : la copie.

Pour réduire la fatigue liée à la copie, plusieurs solutions existent :
La copie n’est pas le seul exercice redouté. La dictée, elle aussi, peut devenir un moment de découragement, à moins d’être légèrement aménagée.

La dictée est souvent redoutée par les enfants DYS. Quelques aménagements simples la rendent beaucoup plus abordable :
Au-delà des exercices imposés, la rédaction libre pose un défi différent : non plus transcrire, mais organiser ses idées.
C’est là qu’un peu de structure fait toute la différence
La rédaction est un exercice complexe pour un enfant DYS. L’accompagner dans la structure allège considérablement la tâche.
Aidez-le à faire un plan avant de commencer et à noter les éléments principaux au brouillon.
Ensuite, lors de l’évaluation, privilégiez le fond et les idées plutôt que la forme, et encouragez-le à rédiger des phrases courtes, plus simples à orthographier.
Tous ces aménagements pédagogiques posent les bonnes bases. Les outils numériques viennent ensuite les amplifier (notamment pour les enfants dont les blocages orthographiques sont les plus marqués).
Une fois les aménagements pédagogiques en place, les outils numériques permettent d’aller encore plus loin :
Des applications comme Glaaster regroupent plusieurs de ces fonctionnalités en un seul outil : mise en page automatique, synthèse vocale, reformulation des textes et assistant IA avec reconnaissance vocale, développé en collaboration avec le Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon.

La surcharge cognitive d’un enfant DYS ne s’arrête pas à la sonnerie. Ce qu’il n’a pas pu noter en classe devient souvent un devoir impossible le soir. Ces deux moments sont liés, et les aménagements aussi.
La prise de notes est un double défi pour les enfants DYS : il faut écouter, comprendre et écrire en même temps. C’est souvent trop :
Quand un cours préparé à l’avance n’est pas possible, notez au moins au tableau les phrases clés et les notions essentielles.
L’idéal reste de transmettre les cours déjà imprimés, photocopiés sur un camarade, ou envoyés par clé USB. Évitez autant que possible les copies de texte intégral et les prises de notes à partir de rien.

Certains exercices ciblés peuvent aider votre enfant à mieux lire : travailler les sons, repérer les lettres, construire des mots, mais aussi améliorer la mémoire et la compréhension.
Voici quelques ressources fiables proposant des exercices gratuits du CP à la 3e, en complément d’un suivi orthophonique :

Ce que votre enfant rapporte de sa journée de classe conditionne directement la qualité de ses devoirs. Voici comment rendre ce temps plus serein :
La mémorisation est souvent le point de friction le plus marqué. Pour l’alléger :
Enfin, pour les écrits à rendre, autorisez les rendus tapés à l’ordinateur et, si nécessaire, le recours à un secrétaire.

L’évaluation est souvent le moment le plus stressant pour un enfant DYS. Pourtant, avec les bons aménagements, elle peut devenir plus juste et moins redoutée.
Adaptez les supports de lecture (mise en page, police, interligne) et de compréhension (consignes courtes, support imagé).
Lors de la notation, pénalisez moins la formulation des réponses car l’idée compte plus que la tournure de phrase, et pénalisez moins l’orthographe dans les matières non littéraires comme les maths, l’histoire ou les sciences.

Plusieurs leviers sont à votre disposition pour rendre l’évaluation plus équitable :

Avant que votre enfant se lance, reformulez la consigne avec lui et demandez-lui de la reformuler à son tour.
C’est un geste simple qui évite de nombreuses erreurs d’interprétation et rassure l’enfant avant de commencer.

Quand un enfant présente des difficultés importantes en lecture, il est essentiel de ne pas se fier uniquement à ses impressions.
Il est essentiel d’en parler avec votre médecin (ou pédiatre), qui pourra vous orienter vers un orthophoniste pour réaliser un bilan complet.
Lors de ce bilan, l’orthophoniste va :
En cas de dyslexie confirmée, le bilan permet d’identifier le profil et de proposer des aides ciblées : entraînement spécifique, stratégies pour contourner certaines difficultés et plans d’accompagnement personnalisés à l’école.
Le suivi orthophonique s’inscrit souvent dans la durée. Les progrès sont réels, mais ils se construisent pas à pas, sur plusieurs mois, voire plusieurs années.

Même si les adaptations à la maison et les outils numériques sont précieux, ils ne remplacent pas ce suivi professionnel structuré.
À l’inverse, le travail mené à la maison rend souvent les séances d’orthophonie plus efficaces : l’enfant consolide ce qu’il apprend en séance et progresse plus vite.
L’orthophoniste joue alors un rôle central :
C’est cette combinaison (bilan, rééducation régulière et aménagements) qui offre à votre enfant les meilleures chances de progresser en lecture et de retrouver confiance.
Maintenir un lien régulier avec les enseignants est un point de départ essentiel. Ce sont eux qui observent votre enfant au quotidien en classe, et une communication ouverte permet d’assurer une continuité entre le travail fait à la maison, les séances d’orthophonie et ce qui se passe à l’école.

Selon les besoins de votre enfant, des adaptations pédagogiques peuvent être formalisées à travers le Plan d’Accompagnement Personnalisé (PAP).
Ce dispositif ne nécessite aucune reconnaissance de handicap et permet de mettre en place des aménagements concrets :

Si la dyslexie de votre enfant est reconnue comme un handicap, au titre de la loi du 11 février 2005, des droits supplémentaires peuvent être ouverts via la MDPH, notamment le Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS).
Plus complet que le PAP, le PPS peut prévoir :

Enfin, pour les enfants dont les besoins sont plus importants, les ULIS (Unités Localisées pour l’Inclusion Scolaire) accueillent de petits groupes de 10 à 12 élèves dans des écoles, collèges ou lycées, avec pour objectif de consolider les apprentissages fondamentaux tout en favorisant leur inclusion dans la vie scolaire ordinaire.

Accompagner un enfant dyslexique dans son apprentissage demande patience et adaptations progressives.
Nous avons conscience que toutes ces idées peuvent sembler nombreuses et que vous faites déjà de votre mieux.
L’objectif n’est pas de tout appliquer en même temps, mais de choisir une ou deux actions et de les installer doucement. Il vaut mieux peu de changements tenus dans la durée, plutôt qu’une multitude de bonnes résolutions impossibles à maintenir.
Si vous vous sentez dépassé(e), demandez l’aide d’un professionnel de santé. Vous pouvez aussi vous rapprocher d’associations de parents d’enfants dyslexiques pour partager vos expériences et trouver du soutien.
Vous n’êtes pas seul(e).
Enfin, n’oubliez pas :
La dyslexie n’empêche pas de devenir un bon lecteur. Avec les bons outils et un accompagnement adapté, votre enfant peut progresser et (re)découvrir le plaisir de lire.
Prenez en photo ses devoirs et obtenez une version adaptée, plus claire et plus agréable à lire.


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Prenez en photo ses devoirs et obtenez une version adaptée à sa dyslexie plus claire et plus agréable à lire.
Lisez facilement tous les livres que vous aimez grâce à une mise en page adaptée.
Adaptez tous les documents de cours de vos enseignants aux besoins spécifiques de chaque élève.
Chaque TSLE est unique. Chaque adaptation aussi : adaptez les textes aux besoins de vos patients.

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