
Les Différents Types de Dyslexie : Comprendre pour Accompagner
Les Différents Types de Dyslexie : Comprendre pour Accompagner La dyslexie est un trouble de l’apprentissage bien plus complexe qu’il

Accueil > Comprendre > Dyslexie et Dysorthographie : Repérer, Comprendre et Agir
Quand votre enfant (ou vous-même) lit, les lettres et les syllabes se mélangent et les écrits contiennent beaucoup de fautes d’orthographe ?
Alors il est possible qu’il présente une dyslexie et/ou une dysorthographie.
Si ces Troubles Spécifiques du Langage Ecrit sont relativement fréquents (1 enfant sur 20), il est nécessaire de bien les comprendre et les suivre pour les accompagner au mieux.
Aujourd’hui, je vous propose de découvrir les informations essentielles pour faire face à la dyslexie et la dysorthographie : les causes, le suivi médical et les aides Gouvernementales.
Il adapte instantanément les documents à sa dyslexie, l’écoute en audio et pose ses questions à un assistant IA.
Ce sont des troubles du développement qui rendent la lecture et l’écriture très difficiles. Ils ne sont pas liés à l’intelligence : le cerveau de ces enfants fonctionne simplement différemment. Environ 1 enfant sur 20 est concerné.
Les signes les plus courants sont des confusions de lettres, une lecture lente et hésitante, et de nombreuses fautes d’orthographe malgré les efforts. Si ces difficultés persistent après le CP, il est conseillé d’en parler à un médecin.
Le diagnostic est possible à partir de la fin du CE1, car c’est à cet âge que la majorité des enfants maîtrisent les bases de la lecture et de l’écriture, ce qui permet de mesurer un écart significatif.
L’accompagnement repose principalement sur des séances d’orthophonie, des aménagements scolaires (PAP ou PPS) et un soutien bienveillant à la maison. Il n’existe pas de médicament, mais une prise en charge précoce change vraiment les choses.
La MDPH peut reconnaître le trouble comme un handicap cognitif et ouvrir droit à des aides : une allocation mensuelle (AEEH), du matériel pédagogique adapté, et le remboursement partiel des séances d’orthophonie.

Les Troubles Spécifiques du Langage Ecrit (TSLE) correspondent à des difficultés d’apprentissage de la lecture (dyslexie) et de l’expression écrite (dysorthographie).
La dyslexie et la dysorthographie sont des “troubles du neurodéveloppement”, c’est-à-dire des particularités du développement et du fonctionnement du cerveau.
Ces troubles ne sont pas les symptômes d’une maladie, d’un retard ou d’un manque d’intelligence. Et pour l’instant, mis à part une forte composante héréditaire, nous ne connaissons pas l’origine de ces troubles.

Le diagnostic de la dyslexie et la dysorthographie peut être posé seulement à la fin de l’année de CE1. En effet, c’est à ce moment que la majorité des enfants maîtrisent la lecture et l’écriture.
Malheureusement, ces difficultés durent toute la vie et aucun médicament ou thérapie spécifique ne permettent de faire les disparaître.
Heureusement, des solutions efficaces existent.
L’approche la plus efficace repose sur un accompagnement pédagogique adapté (orthophonie, école et parents) qui aide la personne dyslexique et dysorthographique à améliorer sa reconnaissance des sons et des mots.
Enfin, on estime que les troubles spécifiques des apprentissages concernent 5 à 7% des enfants d’âge scolaire.

La dyslexie et la dysorthographie sont deux troubles distincts qui affectent respectivement la lecture et l’expression écrite. Ils partagent une origine commune et se présentent souvent ensemble, mais leurs manifestations sont différentes.
Voici comment les distinguer :
Un enfant dyslexique peut rencontrer des difficultés de lecture variées et d’intensité diverses telles que :
En raison de ces symptômes, les personnes dyslexiques ont une lecture lente et hésitante et des difficultés à comprendre les textes.
En France, entre 6 et 8 % des élèves seraient dyslexiques.
La dyslexie peut aussi affecter la santé mentale : anxiété face aux devoirs, perte de confiance en soi, sentiment d’être différent des autres…

La dysorthographie accompagne très souvent la dyslexie, et se manifeste par des :
Cela se traduit par de nombreuses fautes d’orthographe, des oublis fréquents de conjugaison et des erreurs grammaticales qui rendent parfois les phrases difficiles à comprendre.

Un trouble dys se présente rarement seul. Dans la majorité des cas, plusieurs troubles coexistent chez la même personne. On parle alors de comorbidités, c’est-à-dire de troubles qui apparaissent ensemble :
Le TDAH (trouble de l’attention, avec ou sans hyperactivité) est également fréquent : environ un enfant dyslexique sur trois en est atteint.
Enfin, un point important : il est possible d’être dysorthographique sans être dyslexique. Les deux troubles sont liés, mais ils restent indépendants l’un de l’autre.

La dyslexie est en grande partie héréditaire. Cela signifie qu’elle se transmet souvent d’un parent à son enfant. Les scientifiques estiment que les gènes (notre « code génétique ») sont responsables de 70 à 80 % du risque de développer ce trouble.
Mais la génétique n’explique pas tout. Des facteurs liés à l’environnement peuvent aussi jouer un rôle. Et il n’existe pas un seul « gène dyslexie » : plusieurs variations génétiques semblent agir ensemble.
Au niveau du cerveau, les recherches montrent que la dyslexie est liée à un développement différent de certaines zones, notamment dans la partie gauche. C’est cette zone qui gère le langage, les sons et la parole.
Un point essentiel à retenir : ces différences cérébrales n’ont aucun lien avec l’intelligence. Un enfant dyslexique n’est pas moins intelligent qu’un autre. Son cerveau fonctionne simplement différemment.

Pour comprendre la dyslexie, il est utile de savoir comment le cerveau lit un mot. Il utilise en réalité deux méthodes différentes :
Chez une personne dyslexique, l’une ou ces deux méthodes fonctionnent moins bien. On peut alors parler de :

La dyslexie et la dysorthographie ont des répercussions bien au-delà des difficultés de lecture et d’écriture. Elles affectent la scolarité, la santé mentale et les relations sociales de façon durable.
Ces répercussions ne sont pas une fatalité : elles se réduisent significativement avec un diagnostic précoce et un accompagnement adapté.
La dyslexie ne se limite pas aux cours de français. Parce que lire et écrire sont des outils transversaux, les difficultés débordent aussi bien sur l’ensemble des matières que sur le quotidien de l’enfant :

Au-delà des résultats scolaires, c’est souvent la confiance en soi qui est la première touchée. Un enfant qui échoue malgré ses efforts finit par douter de lui-même. Et ce doute peut s’installer durablement :

L’école est aussi un espace social. Et les erreurs à l’oral ou les cahiers raturés exposent l’enfant au regard des autres… et parfois de façon douloureuse :

Les difficultés scolaires ne restent pas à la porte de la maison.
Les devoirs, les évaluations, les bulletins s’invitent dans la vie familiale et peuvent créer des tensions là où parents et enfants voudraient simplement se retrouver :

Repérer une dyslexie ou une dysorthographie, c’est avant tout savoir à quoi s’attendre à chaque âge. Les difficultés ne se manifestent pas de la même façon à 5 ans, à 8 ans ou à 15 ans.
Voici les principaux signaux à connaître, de la maternelle à l’adolescence, pour agir au bon moment.
On ne parle pas encore de dyslexie à cet âge. Mais certaines fragilités répétées peuvent justifier une vigilance particulière, surtout en cas d’antécédents familiaux.
Pris isolément, ces signes ne sont pas alarmants. C’est leur accumulation et leur persistance dans le temps qui doivent alerter.

La fin du CP est un moment clé. La majorité des enfants commencent à lire des syllabes simples et de petits mots. Un enfant qui peine encore significativement à ce stade a besoin d’une attention particulière.
L’Éducation nationale a défini des seuils objectifs par niveau. Pour un élève de CP, on peut observer (page 23) qu’en dessous de 6 mots sur 15 sont lus par l’enseignant et compris par l’enfant, alors l’enfant est considéré en difficulté.

Au CE1, les difficultés de lecture peuvent commencer à impacter l’ensemble des matières et le quotidien.
C’est souvent à ce stade que le diagnostic de dysorthographie peut être posé en parallèle de celui de dyslexie. Si plusieurs de ces signes sont présents, il est recommandé de ne pas attendre pour consulter.

A l’adolescence, la plupart des jeunes dyslexiques ont fait du chemin. Ils savent lire, peuvent travailler de façon autonome et ont souvent développé des stratégies pour compenser leurs difficultés. Ce progrès est réel et mérite d’être reconnu.
Pourtant, la dyslexie ne disparaît pas. Ce que l’on observe à cet âge, c’est davantage un déplacement des difficultés que leur disparition. La lecture s’améliore, mais elle reste plus lente et plus fatigante que chez leurs camarades.
C’est surtout l’orthographe qui résiste. Même les adolescents qui lisent correctement continuent à faire des erreurs écrites fréquentes, parfois difficiles à expliquer de l’extérieur. Rédiger un devoir long, passer un bac écrit ou remplir un formulaire reste un défi réel.
Ce décalage entre ce que le jeune est capable de comprendre et d’expliquer à l’oral, et ce qu’il restitue à l’écrit, peut être source de frustration. C’est précisément à cet âge que les aménagements scolaires (tiers-temps, ordinateur) prennent tout leur sens.

La dyslexie ne s’arrête pas à la sortie du lycée. À l’âge adulte, elle continue de se manifester dans des situations qui peuvent sembler anodines, mais qui nécessitent un effort réel pour les personnes concernées :

Le diagnostic des troubles spécifiques du langage écrit (dyslexie et dysorthographie) est possible à partir de la fin de l’année du CE1.
Pourquoi ? Tout simplement car c’est le moment où les enfants maîtrisent la lecture et l’écriture.
En cas de doutes, il convient d’en parler au médecin traitant ou au pédopsychiatre).
Ce dernier pourra alors prescrire un bilan complet comprenant :
Une fois le diagnostic posé, l’équipe médicale peut mettre en place un accompagnement adapté au profil précis de votre enfant.

Si aucun médicament ou thérapie spécifique ne permet de faire disparaître les troubles spécifiques du langage écrit (dyslexie et dysorthographie), des solutions efficaces existent.
La prise en charge repose sur un accompagnement individualisé, adapté au profil et aux besoins de chaque enfant. Plus elle est mise en place tôt, plus elle est efficace.
Elle s’organise généralement autour de plusieurs professionnels :

Le soutien de la famille joue un rôle déterminant dans le développement d’un enfant dyslexique ou dysorthographique. L’objectif n’est pas de « refaire la classe à la maison« , mais de créer un environnement serein et rassurant autour des apprentissages.
Quelques repères concrets :
L’idée centrale est de faire de la lecture un moment accompagné et sécurisant, où l’enfant peut essayer, se tromper et progresser à son rythme, sans jugement.

Pour aider votre enfant à construire une représentation plus robuste des sons, vous pouvez transformer certains moments de la journée en activités ludiques. C’est ce que les professionnels appellent le travail de la « conscience phonologique ».
L’idée centrale est de faire de la lecture et de l’écriture un moment accompagné et sécurisant. En variant les supports (jeux de sons, lettres en relief, applications adaptées), l’enfant peut essayer, se tromper et progresser à son rythme, sans subir le poids du jugement scolaire.

Face à la dyslexie et à la dysorthographie, l’école dispose de plusieurs dispositifs pour adapter le parcours scolaire de l’enfant. Ils se distinguent principalement par leur niveau d’intensité et les démarches qu’ils impliquent.
Le Plan d’Accompagnement Personnalisé (PAP) est le dispositif le plus accessible. Il ne nécessite pas de reconnaissance du handicap et peut être mis en place directement avec le médecin scolaire.
Il permet d’obtenir des aménagements pédagogiques concrets : emploi du temps adapté pour les suivis extérieurs, allègement du travail scolaire, polycopiés adaptés, accès à des logiciels de dictée ou de synthèse vocale, aménagement des contrôles.

Lorsque la dyslexie constitue un handicap plus significatif, le Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) offre des aménagements plus importants :

À noter : les aménagements aux examens nationaux (brevet, baccalauréat) constituent un dossier séparé, à déposer auprès du chef d’établissement en octobre de l’année précédant l’examen. Tous les aménagements du PAP ou du PPS doivent y être repris.
Pour les élèves dont les difficultés sont les plus importantes, les Unités Localisées pour l’Inclusion Scolaire (ULIS) accueillent de petits groupes de 10 à 12 élèves dans des écoles, collèges et lycées ordinaires.
L’objectif est double :
Consolider les apprentissages fondamentaux tout en maintenant l’inclusion dans la vie scolaire classique.

En études supérieures, le PPS est remplacé par le Plan d’Accompagnement de l’Étudiant en situation de Handicap (PAEH), élaboré avec la Mission Handicap de l’établissement dès l’inscription.
Il permet de bénéficier des mêmes types d’aménagements que durant la scolarité.

La dyslexie et la dysorthographie peuvent être reconnues comme un handicap cognitif au titre de la loi de 2005.
Cette reconnaissance ouvre l’accès à un ensemble d’aides concrètes, financières et matérielles, coordonnées par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH).
L’Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé (AEEH) est versée mensuellement par la CAF pour compenser les dépenses liées aux soins et à l’accompagnement.
Son montant de base est de 153,01 € par mois, majorable selon les besoins évalués. Elle est accessible aux enfants de moins de 20 ans présentant un taux d’incapacité d’au moins 80 %, ou entre 50 et 79 % sous certaines conditions.
À partir de 16 ans, la Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) peut également être demandée. Elle facilite l’insertion professionnelle et permet d’obtenir des aménagements lors des stages dès le lycée.

La MDPH peut financer du matériel pédagogique adapté :
Ce matériel permet à l’enfant de contourner ses difficultés et de consacrer son énergie aux apprentissages plutôt qu’au déchiffrage.
Les séances d’orthophonie sur prescription médicale sont remboursées à 60 % par l’Assurance Maladie, et jusqu’à 100 % dans certaines structures (CAMSP, CMP, CMPP). La mutuelle complémentaire prend généralement en charge tout ou partie du reste à charge.

Toutes ces aides nécessitent de constituer un dossier MDPH, comprenant un formulaire Cerfa, un certificat médical détaillé, un projet de vie détaillé et un bilan orthophonique.
Le délai d’instruction est de 4 à 6 mois. Les droits sont ensuite accordés pour une durée de 2 ans, renouvelable.

La dyslexie et la dysorthographie sont des troubles durables, mais ils ne définissent pas l’avenir d’un enfant. Avec un diagnostic posé au bon moment et un accompagnement adapté, les enfants peuvent progresser significativement.
L’essentiel est de ne pas rester seul face aux difficultés : des solutions concrètes existent, et des aides sont prévues pour y accéder.
Plus tôt on agit, plus on préserve la confiance en soi de l’enfant, qui est souvent la première chose touchée.
Prenez en photo ses devoirs et obtenez une version adaptée, plus claire et plus agréable à lire.

Les Différents Types de Dyslexie : Comprendre pour Accompagner La dyslexie est un trouble de l’apprentissage bien plus complexe qu’il

Comment un enfant dyslexique perçoit-il les mots ? Explications simples et solutions concrètes pour l’aider à mieux lire.

Dyslexie lexicale : difficulté à reconnaître les mots écrits. Symptômes, causes génétiques et neurologiques, et solutions concrètes pour améliorer la

De grandes personnalités sont dyslexiques. Découvrez leurs parcours inspirants et comment la dyslexie peut devenir une force.

Un guide pour vous aider à mieux comprendre la dyslexie et à découvrir comment y faire face pas à pas.

Un guide pour repérer la dyslexie chez l’enfant, comprendre ses causes et découvrir les solutions efficaces
Prenez en photo ses devoirs et obtenez une version adaptée à sa dyslexie plus claire et plus agréable à lire.
Lisez facilement tous les livres que vous aimez grâce à une mise en page adaptée.
Adaptez tous les documents de cours de vos enseignants aux besoins spécifiques de chaque élève.
Chaque TSLE est unique. Chaque adaptation aussi : adaptez les textes aux besoins de vos patients.

Tout ce qu’il faut savoir pour accompagner votre enfant DYS :
Obtenez votre guide par email et recevez chaque semaine nos meilleurs articles et conseils.