Dyslexie et Dysorthographie : Repérer, Comprendre et Agir

1 enfant sur 20 éprouve des difficultés d’apprentissage de la lecture (dyslexie) et de l’écriture (dysorthographie). 

Sans un suivi adapté, ces Troubles Spécifiques du Langage Écrit peuvent être à l’origine de difficultés scolaires et perturber le comportement de l’enfant.

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir les informations essentielles pour faire face à la dyslexie et la dysorthographie : définitions, causes, les aménagements scolaires et bien plus encore…

Sommaire :

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⚡ En bref

Quelle est la différence entre dyslexie et dysorthographie ?

La dyslexie touche l’apprentissage de la lecture (déchiffrage, fluidité, compréhension), tandis que la dysorthographie touche l’acquisition de l’orthographe et de l’expression écrite. Les deux troubles coexistent très souvent, sans que l’un implique automatiquement l’autre.

Ce sont des troubles du neurodéveloppement, en grande partie héréditaires. Le cerveau des personnes concernées traite différemment les zones responsables du langage écrit, sans aucun lien avec le niveau d’intelligence.

Un diagnostic peut être posé à partir de la fin du CE1. Le médecin traitant, ou le médecin scolaire, vous orientera vers un bilan orthophonique et, si besoin, d’autres bilans complémentaires. Il n’existe pas de médicament, mais une prise en charge par un orthophoniste, associée à un soutien bienveillant à la maison, change réellement les choses.

Le PAP (Plan d’Accompagnement Personnalisé) permet des adaptations pédagogiques sans reconnaissance de handicap. Le PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation) offre des aménagements plus poussés (tiers-temps, AESH, ordinateur) lorsque le trouble est reconnu comme un handicap par la MDPH.

Oui, la dyslexie et la dysorthographie peuvent être reconnues comme un handicap cognitif par la MDPH. Cette reconnaissance ouvre droit à l’AEEH (allocation mensuelle), à du matériel pédagogique financé (ordinateur, logiciels de synthèse vocale) et à un remboursement renforcé des séances d’orthophonie.

Dyslexie et Dysorthographie : Deux Troubles Distincts, une Origine Commune

Les Troubles Spécifiques du Langage Écrit correspondent à des difficultés d’apprentissage relatives à : 

  • la lecture (dyslexie
  • L’orthographe et l’expression écrite (dysorthographie). 

Les troubles du langage écrit sont causés par un développement du cerveau différent de la norme. Pour autant, la dyslexie et la dysorthographie ne sont pas les symptômes d’une maladie ou d’un manque d’intelligence.

Si ces troubles durent toute la vie, un accompagnement thérapeutique adapté (orthophonie, école et parents) permet de vivre une vie tout à fait épanouissante.

Aujourd’hui, on estime que les troubles spécifiques des apprentissages concernent 5 à 7% des enfants d’âge scolaire.

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Comment le Cerveau Traite un Mot Écrit (et ce qui Diffère chez un Enfant Dyslexique)

Pour comprendre la dyslexie, il est utile de savoir, de façon simplifiée, comment un lecteur expert traite un mot écrit. On distingue généralement deux mécanismes complémentaires :

  • L’assemblage, ou décodage phonologique : on décompose le mot en sons (« ch », « a », « t » pour « chat ») puis on les assemble. C’est la méthode utilisée face à un mot nouveau ou inconnu. Elle est lente et demande de la concentration.
  • La reconnaissance globale, ou voie lexicale : le mot est reconnu directement, comme une image mémorisée. C’est rapide et peu coûteux en attention, mais cela suppose que le mot ait déjà été rencontré et mémorisé de nombreuses fois.

Ces deux mécanismes ne sont pas vraiment indépendants. C’est justement en décodant patiemment un mot, syllabe par syllabe, qu’un enfant finit par en mémoriser l’orthographe et par le reconnaître ensuite d’un seul coup d’œil. Le décodage n’est donc pas une simple alternative à la reconnaissance globale, il en est le principal moteur d’apprentissage.

Chez un enfant dyslexique, l’un de ces mécanismes, ou les deux, se mettent en place plus difficilement. C’est ce qui explique que certains enfants peinent surtout face aux mots nouveaux ou techniques, tandis que d’autres butent davantage sur les mots irréguliers comme « monsieur » ou « automne », même après les avoir déjà rencontrés à de nombreuses reprises.

Pourquoi les Troubles Dys ne Viennent (Presque) Jamais Seuls

La dyslexie et la dysorthographie sont des troubles du neurodéveloppement étroitement liés. Dans la majorité des cas, plusieurs troubles dys coexistent chez la même personne, on parle alors de profil multidys

Voici les principaux troubles qui peuvent s’associer :

  • Dyslexie : difficulté à apprendre à lire, avec plusieurs profils possibles selon le mécanisme touché.
  • Dysorthographie : trouble dans l’acquisition et la maîtrise de l’orthographe.
  • Dyscalculie : altération de la capacité à comprendre et à utiliser les nombres et les quantités.
  • Dyspraxie : trouble de l’apprentissage des gestes et de la coordination.
  • Dysphasie : forme la plus sévère des retards de langage.
Enfant dyslexique faisant ses devoirs

📌 Important

La dysgraphie concerne la qualité, la lisibilité et la fluidité de l’écriture manuelle. Elle se manifeste par une écriture lente, peu lisible, souvent irrégulière, et s’accompagne parfois de douleurs ou de fatigue.

Aujourd’hui, la dysgraphie n’est plus reconnue comme un trouble à part entière. Elle est considérée comme un symptôme de la dyspraxie ou de la dysorthographie.

Quelles sont les difficultés d’un enfant dyslexique et dysorthographique ?

La dyslexie et la dysorthographie peuvent engendrer des difficultés variées et d’intensité diverses telles que :

  • des confusions entre les lettres : b/d, p/q, f/t, n/r ;
  • des confusions entre les sons proches : p/b, t/d, on/ou ;
  • L’ajout et l’oubli de lettres ou de syllabes : « syllabe » devient « syllable », « table » est lu « tabe » ;
  • Fautes d’orthographe fréquentes et inconstantes : un même mot peut être écrit deux fois différemment dans la même phrase ou le même paragraphe ;
  • Difficultés à mémoriser les règles orthographiques ;
  • Difficultés à écrire les mots qui se prononcent de la même manière mais qui s’écrivent différemment : « mer » et « mère », « eau » et « haut » ;
  • Confusions de genre et de nombre « : un voiture », « des jolie maison » ;
  • Découpage erroné des mots : « leçon / le sont », « Chez le coiffeur / chélequoi feur » ;
  • Ou encore une fatigue importante lors des exercices de lecture et d’écriture, pouvant entraîner un découragement et une perte de confiance en soi.

Bien Plus que des Fautes : l'Impact Réel sur la Scolarité et la Confiance en Soi

Selon la prise en charge, la nature et l’importance des difficultés les troubles spécifiques du langage écrit peuvent avoir des répercussions sur : 

  • La scolarité : résultats en dessous des capacités réelles, risque de redoublement ou d’orientation vers une filière moins ambitieuse que les capacités intellectuelles ne le permettraient, voire même de décrochage scolaire ;
  • Le plan émotionnel : Sentiment persistant d’être « nul » ou « bête », anxiété marquée (maux de ventre, troubles du sommeil…), fatigue chronique et, dans les situations les plus sévères et non prises en charge, un risque de dépression ou de comportements à risque ;
  • Les relations sociales : repli sur soi, risque de moqueries ou de harcèlement, relations tendues avec les enseignants ;
  • la dynamique familiale : conflits récurrents et création d’un cercle vicieux entre l’épuisement de l’enfant, l’incompréhension des parents et la dégradation du lien familial

Les conséquences de la dyslexie et de la dysorthographie vont donc bien au-delà d’une lecture lente et hésitante. Ces troubles du neurodéveloppement peuvent largement affecter la santé mentale. Un diagnostic et un suivi adaptés sont donc donc particulièrement importants.

Comment Repérer Les Premiers Signes de la Dyslexie et de la Dysorthographie

Repérer une dyslexie ou une dysorthographie, c’est avant tout savoir à quoi s’attendre à chaque âge. En effet, les difficultés ne se manifestent pas de la même façon à 5 ans, à 8 ans ou à 15 ans.

Entre 3 et 5 ans : les premiers signaux

On ne parle pas encore de dyslexie à cet âge. Mais certaines fragilités répétées peuvent justifier une vigilance particulière, surtout en cas d’antécédents familiaux.

  • Difficultés à manipuler les sons : trouver des rimes, découper un mot en syllabes (« cha-peau »), identifier la lettre qui fait le son [bé] ;
  • Confusion des repères spatiaux et temporels : devant/derrière, dessus/dessous, avant/après ;
  • Expression orale limitée : du mal à raconter une histoire, à nommer des objets ou à utiliser des phrases complexes ;
  • Prononciation approximative de certains mots (« cocodil » au lieu de « crocodile »).

📌 Important

Pris isolément, ces signes ne sont pas alarmants. C’est leur accumulation et leur persistance dans le temps qui doivent alerter.

Entre 6 et 7 ans (fin de CP) : le déchiffrage en difficulté

La fin du CP est un moment clé. La majorité des enfants commencent à lire des syllabes simples et de petits mots. Un enfant qui peine encore significativement à ce stade a besoin d’une attention particulière.

  • Difficultés à déchiffrer les syllabes, même simples, avec de nombreuses erreurs ;
  • Identification difficile des sons à l’intérieur des mots ;
  • Langage oral peu fluide, hésitant ;
  • Écriture manuscrite peu lisible, avec beaucoup de ratures.

L’Éducation nationale a défini des seuils objectifs par niveau. Pour un élève de CP, on peut observer (page 23) qu’en dessous de 6 mots sur 15 sont lus par l’enseignant et compris par l’enfant, alors l’enfant est considéré en difficulté.

Entre 7 et 8 ans (CE1) : quand la dyslexie déborde sur toutes les matières

Au CE1, les difficultés de lecture peuvent commencer à impacter l’ensemble des matières et le quotidien.

  • Difficultés qui s’étendent à d’autres matières, y compris les sciences (compréhension des énoncés) ;
  • Apparition de plaintes somatiques : maux de ventre, maux de tête, fatigue intense après l’école ;
  • Baisse de l’estime de soi, repli sur soi, évitement des situations de lecture ;
  • Erreurs d’orthographe nombreuses et persistantes, cahiers illisibles et remplis de ratures.

C’est souvent à ce stade que le diagnostic de dysorthographie peut être posé en parallèle de celui de dyslexie. Si plusieurs de ces signes sont présents, il est recommandé de ne pas attendre pour consulter.

Jeune fille dyslexique ayant un comportement de repli sur soi

Entre 14 et 18 ans : la Lecture Progresse, l'Orthographe Résiste

A l’adolescence, la plupart des jeunes dyslexiques ont fait du chemin. Ils savent lire, peuvent travailler de façon autonome et ont souvent développé des stratégies pour compenser leurs difficultés. Ce progrès est réel et mérite d’être reconnu.

Pourtant, la dyslexie ne disparaît pas. Ce que l’on observe à cet âge, c’est davantage un déplacement des difficultés que leur disparition. La lecture s’améliore, mais elle reste plus lente et plus fatigante que chez leurs camarades.

C’est surtout l’orthographe qui résiste. Même les adolescents qui lisent correctement continuent à faire des erreurs écrites fréquentes, parfois difficiles à expliquer de l’extérieur. Rédiger un devoir long, passer un bac écrit ou remplir un formulaire reste un défi réel.

Ce décalage entre ce que le jeune est capable de comprendre et d’expliquer à l’oral, et ce qu’il restitue à l’écrit, peut être source de frustration. C’est précisément à cet âge que les aménagements scolaires (tiers-temps, ordinateur) prennent tout leur sens.

📌 À l’Âge Adulte : le Trouble ne Disparaît pas, il se Déplace

La dyslexie ne s’arrête pas à la sortie du lycée. À l’âge adulte, elle continue de se manifester dans des situations qui peuvent sembler anodines, mais qui nécessitent un effort réel pour les personnes concernées :

  • Difficultés persistantes face aux tâches écrites longues ou techniques
  • Situations pratiques complexes : rédiger un CV, passer un test d’embauche, gérer des démarches administratives
  • Décalage souvent frustrant entre les capacités orales et la restitution écrite

Des Troubles Héréditaires Mais pas Seulement

La dyslexie est en grande partie héréditaire. Cela signifie qu’elle se transmet souvent d’un parent à son enfant. Les scientifiques estiment que les gènes (notre « code génétique ») sont responsables de 70 à 80 % du risque de développer ce trouble.

Mais la génétique n’explique pas tout. Des facteurs liés à l’environnement peuvent aussi jouer un rôle. Et il n’existe pas un seul « gène dyslexie » : plusieurs variations génétiques semblent agir ensemble.

Au niveau du cerveau, les recherches montrent que la dyslexie est liée à un développement différent de certaines zones, notamment dans la partie gauche. C’est cette zone qui gère le langage, les sons et la parole.

Un point essentiel à retenir : ces différences cérébrales n’ont aucun lien avec l’intelligence. Un enfant dyslexique n’est pas moins intelligent qu’un autre. Son cerveau fonctionne simplement différemment.

Comment Obtenir un Diagnostic

Le diagnostic des troubles spécifiques du langage écrit (dyslexie et dysorthographie) est possible à partir de la fin de l’année du CE1

Pourquoi ? Tout simplement car c’est le moment où les enfants maîtrisent la lecture et l’écriture.

En cas de doutes, il convient d’en parler au médecin traitant ou au pédopsychiatre). 

Ce dernier pourra alors prescrire un bilan complet comprenant :

  • Un bilan orthophonique qui permet de situer l’enfant par rapport au niveau scolaire attendu et à déterminer si les difficultés sont effectivement liées à un trouble spécifique des apprentissages ;
  • Un examen ophtalmologique et/ou orthoptique (complémentaires) si l’enfant présente des maux de tête en fin de journée ;
  • Un contrôle de l’audition (complémentaire) en cas d’otites à répétition ou d’otite séreuse ou d’une suspicion de surdité ;
  • Un bilan psychologique (complémentaire) pour évaluer le quotient intellectuel (QI), la personnalité, la mémoire ou encore l’attention 
  • Un bilan psychomoteur (complémentaire) pour analyser coordination et repères dans l’espace.

Une fois le diagnostic posé, l’équipe médicale peut mettre en place un accompagnement adapté au profil précis de votre enfant.

Traitement des Troubles du Langage : Aucun Médicament, mais 5 Professionnels qui Font Vraiment la Différence

Si aucun médicament ou thérapie spécifique ne permet de faire disparaître les troubles spécifiques du langage écrit (dyslexie et dysorthographie), des solutions efficaces existent.

La prise en charge repose sur un accompagnement individualisé, adapté au profil et aux besoins de chaque enfant. Plus elle est mise en place tôt, plus elle est efficace. 

Elle s’organise généralement autour de plusieurs professionnels :

  • L’orthophoniste propose des séances régulières travaillant sur la reconnaissance des sons, l’assemblage des syllabes et la compréhension écrite.
  • L’orthoptiste intervient sur les mouvements des yeux essentiels pour lire sans fatigue excessive.
  • Le psychomotricien aide l’enfant à mieux se repérer dans l’espace et à prendre conscience de son corps en mouvement et à l’arrêt.
  • L’ergothérapeute travaille sur la coordination et les gestes (notamment en cas de dysgraphie associée). Il peut également recommander l’usage de l’ordinateur ou d’autres outils de compensation.
  • Le psychologue (ou pédopsychiatre) accompagne l’enfant dans sa gestion des répercussions émotionnelles du trouble : anxiété, perte de confiance en soi, souffrance scolaire.

📌 Important

Les séances d’orthophonie sur prescription médicale sont remboursées à 60 % par l’Assurance Maladie, et jusqu’à 100 % dans certaines structures (CAMSP, CMP, CMPP). La mutuelle complémentaire prend généralement en charge tout ou partie du reste à charge.

Comment Accompagner un Enfant ?

Le soutien de la famille joue un rôle déterminant dans le développement d’un enfant dyslexique ou dysorthographique. L’objectif n’est pas de « refaire la classe à la maison« , mais de créer un environnement serein et rassurant autour des apprentissages.

Quelques repères concrets :

  1. Éviter les critiques systématiques. Les remarques répétées sur les erreurs augmentent le stress et renforcent le blocage. Laisser passer certaines fautes pour ne pas casser la confiance est souvent plus efficace que de tout corriger.
  2. Nommer précisément les progrès. « Tu as bien déchiffré ce mot difficile » est bien plus motivant qu’un simple « c’est bien ». Les encouragements spécifiques ancrent les réussites.
  3. Installer un rituel de lecture stable. Un espace calme, bien éclairé, à un moment où l’enfant n’est pas déjà épuisé par sa journée : ces conditions simples font une vraie différence sur la concentration.
  4. Varier les supports. Jeux de sons, lettres en relief, applications adaptées, devinettes : tout ce qui permet de travailler la lecture sans que cela ressemble à un exercice scolaire contraignant est utile.
  5. Maintenir le lien avec l’école. Des échanges réguliers avec les enseignants permettent d’assurer la cohérence entre ce qui est fait en classe et à la maison, et de s’assurer que les aménagements prévus sont bien appliqués.

L’idée centrale est de faire de la lecture un moment accompagné et sécurisant, où l’enfant peut essayer, se tromper et progresser à son rythme, sans jugement.

Mere aidant son fils à faire ses devoirs sur ordinateur

Les Aides et Aménagements Scolaires

Face à la dyslexie et à la dysorthographie, l’école dispose de plusieurs dispositifs pour adapter le parcours scolaire de l’enfant :

  • Le PAP, Plan d’Accompagnement Personnalisé ne nécessite pas de reconnaissance du handicap et peut être mis en place avec le médecin scolaire : emploi du temps adapté pour les suivis extérieurs, allègement du travail scolaire, polycopiés adaptés, accès à des logiciels de dictée ou de synthèse vocale, aménagement des contrôles.
  • Le PPS, Projet Personnalisé de Scolarisation, peut être mis en place lorsqu’il y a une reconnaissance de handicap par la MDPH. Il offre des aménagements plus poussés : un tiers-temps aux examens, utilisation d’un ordinateur en classe, accompagnement par un (AESH), supports de cours adaptés et évaluations aménagées.

📌 Important

En études supérieures, le PPS est remplacé par le Plan d’Accompagnement de l’Étudiant en situation de Handicap (PAEH), élaboré avec la Mission Handicap de l’établissement dès l’inscription. Il permet de bénéficier des mêmes types d’aménagements que durant la scolarité.

Les Aides du Gouvernement pour les Enfants Dyslexiques et Dysorthographiques

La dyslexie et la dysorthographie peuvent être reconnues comme un handicap cognitif au titre de la loi de 2005. Cette reconnaissance ouvre l’accès à un ensemble d’aides concrètes, financières et matérielles, coordonnées par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) :

  • Les aides financières : l’Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé (AEEH) est versée mensuellement par la CAF pour compenser les dépenses liées aux soins et à l’accompagnement. Son montant de base est de 153,01 € par mois, majorable selon les besoins évalués. Elle est accessible aux enfants de moins de 20 ans présentant un taux d’incapacité d’au moins 80 %, ou entre 50 et 79 % sous certaines conditions.
  • Les aides matérielles : la MDPH peut financer du matériel pédagogique adapté (ordinateur portable, logiciels de synthèse vocale, prédicteurs de mots…) Ce matériel permet à l’enfant de contourner ses difficultés et de consacrer son énergie aux apprentissages plutôt qu’au déchiffrage.
  • La présence d’un AESH : l’Accompagnant d’Élève en Situation de Handicap (AESH) intervient pendant le temps scolaire pour soutenir votre enfant au quotidien. Il reformule les consignes, aide à prendre des notes et veille à ce que l’élève reste concentré sur sa tâche.

📌 Important

Toutes ces aides nécessitent de constituer un dossier MDPH, comprenant un formulaire Cerfa, un certificat médical détaillé, un projet de vie détaillé et un bilan orthophonique. Nous savons que faire reconnaître un handicap est un parcours du combattant, nous avons donc créer plusieurs ressources pour vous aider à monter un dossier solide et ) maximiser vos chances d’obtenir les aides nécessaires.

> Dyslexie et Handicap : Dossier MDPH, Aides et Cas Particuliers

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Que Retenir ?

La dyslexie et la dysorthographie sont des troubles durables, mais ils ne définissent pas l’avenir d’un enfant. Avec un diagnostic posé au bon moment et un accompagnement adapté, les enfants peuvent progresser significativement.

L’essentiel est de ne pas rester seul face aux difficultés : des solutions concrètes existent, et des aides sont prévues pour y accéder.

Plus tôt on agit, plus on préserve la confiance en soi de l’enfant, qui est souvent la première chose touchée.

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