Orientation Scolaire et Dyslexie : Écoles, Filières, Bacs et Métiers

L’orientation scolaire et professionnelle d’un enfant ou d’un adolescent dyslexique ne se résume pas à une question de dispositif (Bac pro ou général, ULIS, SEGPA).

Elle dépend aussi de la formation des enseignants aux troubles dys, de la déconstruction de certains mythes et surtout de la cohérence entre la filière choisie et le projet réel de l’enfant.

C’est ce que je vous propose de découvrir aujourd’hui.

Sommaire :

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Sommaire :

⚡ En bref

Ce n’est ni la dyslexie elle-même, ni la filière (professionnelle ou générale) qui détermine la réussite, mais la cohérence entre la filière choisie et le projet réel de l’enfant, ainsi que la façon dont l’environnement scolaire (enseignants, pairs) réagit face au trouble.

Non. La dyslexie n’affecte ni l’intelligence ni le potentiel académique dans l’absolu. Rien n’oriente donc structurellement un enfant dys vers des métiers manuels ou une filière particulière : avec un accompagnement adapté et précoce, des études longues restent accessibles.

L’ULIS est un dispositif d’inclusion en classe ordinaire, nécessitant une reconnaissance de handicap, du CP à la terminale. La SEGPA est une classe à part entière au collège, réservée aux difficultés scolaires graves et persistantes, sans lien obligatoire avec un handicap.

Non. Ces établissements ne reçoivent, dans leur grande majorité, aucun financement public et fonctionnent presque exclusivement grâce aux frais de scolarité des familles. Le matériel pédagogique adapté (ordinateur, synthèse vocale) reste également à leur charge.

Rarement dès le départ. Une étude sur plus de 16 000 familles montre que les enfants en situation de handicap représentent 36% des familles ayant basculé vers l’instruction en famille après une expérience scolaire insatisfaisante, contre 16% des familles l’ayant choisie d’emblée.

La Dyslexie a Moins d'Impact que les Comportements des Autres

Ce n’est pas la dyslexie en elle-même qui pèse le plus lourd sur la scolarité, mais la façon dont l’environnement (les enseignants, les pairs) réagit face à ce trouble.

L’école peut être une expérience particulièrement traumatisante. En effet, le système scolaire évalue et valorise des compétences déficitaires. On ne voit que leurs exercices remplis de fautes et leurs lectures lentes. De ce fait, et malgré  une intelligence tout à fait normale,  beaucoup d’enfants dyslexiques en viennent à se dire qu’ils sont « nuls » ou « bêtes ».  

Et ces pensées peuvent être largement appuyées par le comportement des équipes pédagogiques. En effet, nombreux sont les élèves dyslexiques qui rapportent des humiliations publiques, des comparaisons avec les pairs ou encore un manque d’acceptation du trouble par l’enseignant.

📌 Exemple

Une enseignante interpellait ainsi un élève avant chaque lecture à voix haute : « Écoutons [nom de l’élève] faire la lecture et rigolons un peu ». Une manière, sous couvert d’humour, d’exposer publiquement sa difficulté devant toute la classe.

« J’étais à l’écart en primaire, on savait très bien que je n’y arrivais pas, on me mettait au fond de la classe, on me donnait des mandalas, c’est tout ce que je faisais. »

Extrait de “Handicap cognitif et formation : parcours d’élèves de 10 à 16 ans dans l’accès aux savoirs et à la qualification” de Valérie Viné Vallin.

Bien évidemment, la différence de niveau avec les autres élèves peut également devenir un sujet de moquerie. Un mot mal lu peut provoquer des rires. Une copie rendue en retard aussi. Ces situations exposent l’enfant aux moqueries et au harcèlement

La détresse émotionnelle des élèves dyslexiques n’est le plus souvent pas déclenchée par le diagnostic. C’est en réalité davantage les pratiques pédagogiques qui fragilisent leur confiance en l’école et en eux.

On peut donc légitimement se poser la question : quel est l’impact réel de la dyslexie, et plus globalement du handicap, sur l’orientation scolaire ?

Harcèlement d'un enfant dyslexique par ses camarades de classe

Bac Pro, Bac Général, Etudes Courtes ou Longues… Il Faut Sortir de la Réponse Réflexe

Malgré les lois de 2005 et 2013 sur l’inclusion scolaire, les élèves en situation de handicap restent cinq fois moins nombreux en voie générale après la 3e que l’ensemble des élèves (selon le rapport 2021 de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance – DEPP).

En effet, à 17 ans, 12% des élèves en situation de handicap sont en voie générale et technologique contre 64% pour l’ensemble des élèves.

📌 Important

Le statut socio-économique des parents demeure le principal déterminant des inégalités scolaires au sein du système éducatif.

Plusieurs pistes peuvent expliquer cela :

La Nature de l'Aide Proposée

A niveau scolaire identique, les élèves en situation de handicap reçoivent bien plus souvent une aide liée au handicap (auxiliaire de vie, matériel spécifique) qu’une aide liée à la scolarité (soutien scolaire, enseignement facultatif), comparativement aux élèves tout-venant.

Et ce, même chez les bons élèves !

En effet, un ESH se voit proposer un enseignement facultatif dans 60,7% des cas, contre 100% des cas pour les autres élèves de même niveau.

Cet écart illustre concrètement le « plafonnement » des ambitions scolaires même pour les meilleurs élèves en situation de handicap.

Préférer la « Simplicité » et le Diplôme Avant Tout

L’obtention d’une qualification, n’importe laquelle, est parfois le seul et unique objectif pour les parents et les professeurs. Quitte à sacrifier le projet initial du jeune.

C’est par exemple le cas de Sonia (thèse de V. Vallin) qui rêvait de devenir ébéniste d’art pour fabriquer sa propre guitare. Une conseillère d’orientation et plusieurs enseignants lui ont conseillé un CAP menuiserie, sous prétexte que « C’est pareil, on travaille le bois ».

Absence d’Ecoute des Aspirations de l'Enfant

Il n’est pas rare que les jeunes ne soient même pas présents aux réunions où se décide leur avenir. Et cette absence d’implication n’est pas sans conséquence.

En effet, le sentiment de ne pas être entendu nourrit chez l’élève une image particulièrement négative. À terme, ce sentiment peut fragiliser l’estime de soi au point d’augmenter le risque de décrochage.

📌 Important

Ce ne sont ni la durée ni la filière (professionnelle ou générale et technologique) qui déterminent la réussite d’une élève dyslexique. C’est la cohérence entre la filière et le projet réel de l’enfant, discuté avec lui, qui fait la différence.

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Quel Métier pour les Dyslexiques ?

Il n’existe pas de métiers (ni d’orientation) spécifiques pour les personnes dyslexiques. La dyslexie n’affecte ni l’intelligence ni le potentiel académique dans l’absolu : rien n’oriente donc structurellement les enfants dys vers des métiers manuels ou vers une filière en particulier.

Avec un accompagnement adapté et précoce, la lecture peut être suffisamment surmontée pour poursuivre des études longues, ou plus simplement des études qui permettent à l’enfant de s’épanouir.

Attention toutefois à ne pas remplacer un mythe par un autre en affirmant l’inverse, à savoir que la dyslexie rendrait naturellement plus créatif ou plus entrepreneur. Ces théories restent largement spéculatives, et les chercheurs eux-mêmes appellent à la prudence : elles peuvent donner à certains enfants dys le sentiment de ne pas être « à la hauteur » du mythe s’ils ne se reconnaissent pas dans ces qualités supposées.

La réalité est plus simple : un enfant dyslexique n’a pas de vocation prédéterminée, ni vers le manuel, ni vers une prétendue « force cachée ». Il a, comme les autres, le choix de sa voie, à condition d’avoir eu les moyens de bien apprendre à lire.

Scolarisation Classique : Les Dispositifs d'Accompagnement

Il existe diverses manières d’adapter l’enseignement aux élèves dyslexiques. Chacune d’entre elles est régulièrement réévaluée pour répondre au mieux aux besoins :

  1. Sans diagnostic : le PPRE. Le programme personnalisé de réussite éducative est un plan d’action rapide à mettre en place, centré sur le français et les mathématiques (et la première langue vivante au collège), élaboré par le professeur principal et le directeur d’établissement, à tout moment de l’année.
  2. Un nouveau service en expérimentation : les Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS). Actuellement testés dans cinq régions (Aisne, Côte d’Or, Eure et Loir, Var, Auvergne Rhône Alpes), avec une généralisation nationale prévue pour 2027. Leur objectif est d’apporter une aide pédagogique, éducative ou médico-sociale sans attendre une reconnaissance de handicap, de la maternelle au lycée.
  3. Le RASED. Les réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté sont composés de psychologues et d’enseignants spécialisés qui interviennent de la maternelle au CM2. Seuls l’enseignant ou le psychologue de l’établissement peuvent solliciter son intervention, pas directement les parents.
  4. Le PAP. Sans reconnaissance MDPH, le Plan d’Accompagnement Personnalisé s’adresse aux enfants ayant un trouble diagnostiqué (dyslexie, dyscalculie, TDA H…). Il ouvre droit à des aménagements concrets : emploi du temps adapté aux suivis extérieurs, allègement du travail, polycopiés adaptés, outils numériques (dictée vocale, synthèse vocale, correcteur), tiers temps aux contrôles.
  5. Le PPS. Le Projet Personnalisé de Scolarisation suppose une reconnaissance de handicap au titre de la loi de 2005 et va plus loin en ouvrant droit à trois types de soutien financés par la MDPH : du matériel pédagogique adapté (ordinateur, logiciels spécialisés), la présence d’un AESH, et des aménagements sur le travail comme sur les examens. C’est aussi via le PPS que peut être envisagée une orientation en ULIS.
  6. Après le bac. Le PPS laisse place au Plan d’Accompagnement de l’Étudiant en situation de Handicap (PAEH), construit avec la Mission Handicap de l’établissement supérieur. Il faut l’activer dès l’inscription, ou via une fiche de liaison lycée supérieur si rien n’a été anticipé.

📌 Pour aller plus loin

Pour un accompagnement pas à pas dans ces démarches, notre guide complet sur les aménagements scolaires DYS détaille chaque étape et chaque document à réunir.

ULIS et SEGPA : Deux Dispositifs, Deux Logiques Différentes

Quand les aménagements classiques (PAP, PPS) ne suffisent plus, deux dispositifs reviennent souvent dans les discussions entre parents : l’ULIS et la SEGPA. S’ils sont fréquemment confondus, ils répondent en réalité à des besoins et des logiques d’orientation différentes.

ULIS : un Dispositif d'Accompagnement au sein de la Classe Ordinaire

L’ULIS (Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire) n’est pas une classe à part entière, mais un dispositif existant du cours préparatoire à la terminale, et nécessitant une reconnaissance de handicap.

Concrètement, un enfant en ULIS reste rattaché à une classe ordinaire, et rejoint ponctuellement l’espace ULIS pour bénéficier de l’expertise d’un professeur spécialisé.

Ce dispositif permet à l’élève de bénéficier d’un accompagnement personnalisé, d’un programme adapté à leurs capacités à ses capacités, de l’aide d’un AESH ou encore de stages en entreprise adaptés afin de pour construire son parcours professionnel et choisir son orientation en fin de classe de 3e.

Enfant dyslexique ayant un comportement perçu comme perturbateur en classe

SEGPA : une Classe à Part pour des Difficultés Durables

La SEGPA (Section d’Enseignement Général et Professionnel Adapté) est quant à elle une classe à part entière, intégrée au collège (de la 6e à la 3e) et réservée aux élèves présentant des « difficultés scolaires graves et persistantes » (et ce, sans que cela soit nécessairement lié à un handicap).

L’orientation en SEGPA passe par la CDOEA (Commission Départementale d’Orientation vers les Enseignements Adaptés), suite à une proposition du conseil de classe quand les aides de droit commun n’ont pas suffi.

Point de Vigilance Spécifique : la Dyspraxie en SEGPA

La SEGPA se distingue par une préparation précoce et structurée à l’insertion professionnelle, organisée autour de cinq « champs professionnels » :

  • Habitat ;
  • Hygiène, alimentation et services ;
  • Espace rural et environnement ;
  • Vente, distribution et logistique ;
  • Production industrielle.

Cette préparation se fait via des ateliers pratiques, et aussi précieux soient-ils, ils méritent une vigilance particulière pour un enfant dyspraxique. Les plateaux techniques demandent souvent une dextérité manuelle et une coordination gestuelle qui peuvent constituer, pour ce trouble précis, une nouvelle source de difficulté plutôt qu’un espace de réussite.

📌 Important

L’avis d’un ergothérapeute ou d’un psychomotricien en amont de l’orientation reste essentiel pour ces profils.

École Privée Hors Contrat et Dyslexie

Scolariser son enfant dans un établissement privé hors contrat n’exclut pas l’accès aux droits liés au handicap.

Il reste possible de constituer un dossier auprès de la MDPH et d’obtenir une reconnaissance officielle du trouble, avec les aides qui en découlent.

Mais avant de s’engager dans cette voie, quelques réalités propres au hors contrat méritent d’être posées clairement.

Ce que "Hors Contrat" Change Concrètement

Un établissement hors contrat n’est lié par aucune convention avec l’État. Cela a plusieurs conséquences concrètes pour les familles :

  1. Le programme scolaire n’est pas imposé. L’école n’est pas tenue de suivre le programme de l’Éducation nationale : certaines choisissent de s’en inspirer largement, d’autres construisent leur propre progression pédagogique. Il revient aux familles de vérifier, école par école, ce qui est réellement enseigné et comment.
  2. La couverture des années de scolarité obligatoire n’est pas garantie. En France, l’instruction est obligatoire de 3 à 16 ans. Or toutes les écoles spécialisées dans l’accueil des enfants dys ne couvrent pas l’ensemble de ces années : beaucoup s’arrêtent à la fin du collège, voire avant, ce qui oblige à anticiper une réorientation vers un autre établissement pour la suite du parcours.
  3. Le financement repose presque uniquement sur les familles. Ces écoles ne reçoivent, dans leur grande majorité, aucun financement public et fonctionnent grâce aux frais de scolarité payés par les parents, ce qui explique des tarifs souvent élevés.
  4. Le matériel pédagogique adapté n’est pas pris en charge par l’État. Ordinateur, logiciels de synthèse vocale ou de dictée : ces équipements, financés dans le public, restent ici à la charge de la famille, un coût à budgéter en amont du choix d’établissement.
  5. Aménagements aux examens : une procédure plus lourde. Pour les épreuves officielles (brevet, bac…), la démarche est plus complexe qu’en établissement public ou privé sous contrat. Il faut remplir un formulaire académique spécifique, fourni par le service en charge des examens et concours, y joindre les informations médicales sous pli cacheté, puis transmettre le dossier au médecin désigné par la CDAPH du département. Une copie de la demande, sans les données médicales cette fois, doit également être envoyée séparément au service organisateur de l’examen.
  6. Les obligations légales restent applicables, mais plus difficiles à faire respecter. La loi de 2005 sur l’accueil des enfants en situation de handicap s’applique aussi au hors contrat. Mais son application concrète dépend davantage de la bonne volonté de chaque établissement, et certaines familles n’ont d’autre choix, en dernier recours, que d’engager une action en justice pour faire valoir ces droits.

Les Ecoles "Pour Dyslexiques" : un Tour d'Horizon

Si le système classique s’avère trop inconfortable pour votre enfant, plusieurs établissements privés ont été créés spécifiquement pour scolariser les enfants neuroatypiques.

📌 Important

Les éléments présentés ci-dessous reposent uniquement sur les informations rendues publiques par ces écoles (sites, communications, presse). Nous ne validons ni ne garantissons la pertinence scientifique de leurs méthodes.

Par ailleurs, certaines structures privées ordinaires possèdent une section ou une classe spécifique pour accueillir les élèves dys, sans être un établissement entièrement dédié à ce public.

  • Le réseau CERENE compte 8 écoles réparties entre Paris, Rueil-Malmaison, Lyon, Lille et Toulouse, pour environ 410 élèves au total du CE2 à la 3e. La durée de scolarisation moyenne est de 2 à 3 ans, avec pour objectif le retour vers le système scolaire ordinaire. Les classes de 10 à 15 élèves suivent le programme de l’Éducation nationale, et une équipe pluridisciplinaire (orthophonistes, ergothérapeutes, psychologues, neuropsychologues) intervient en parallèle des cours. Les élèves disposent par ailleurs de matériel sensoriel (casques antibruit, chaises culbuto, coussins dynamiques, « time-timer ») et d’outils alternatifs comme le boulier pour les mathématiques.
  • CRPS Bousquet, à Nice, accueille du CP à la 3e des élèves présentant un trouble dys ou à haut potentiel, en petits effectifs. L’école indique fonder sa pédagogie différenciée sur l’étude du fonctionnement cognitif de chaque enfant, développée sur plus de vingt ans, et organise sa semaine autour d’une coupure le mercredi pour limiter la fatigabilité. Un travail en réseau avec neuropsychologues, orthophonistes et orthoptistes complète le dispositif.
  • Edeys, école laïque hors contrat créée en 2021 à Eysines près de Bordeaux, accueille une trentaine d’élèves de 9 à 15 ans (CM1 à la 3e) ; une seconde école doit ouvrir à La Rochelle à la rentrée 2026. Elle indique suivre le programme de l’Éducation nationale en adaptant sa méthodologie : ordinateurs portables, police et espacement de ligne adaptés, mobilier flexible, correcteur orthographique, avec un ergothérapeute présent une matinée par semaine pour accompagner l’usage de ces outils. L’établissement précise ne pas bénéficier d’AESH, faute d’être sous contrat, et présente les effectifs réduits et le matériel fourni comme compensation.
  • SystemeDys Fourio, association basée à Launac (Haute-Garonne), propose une école élémentaire du CP au CM2, avec une semaine de 4 jours (mercredi libéré) pour laisser de la place aux rééducations externes. Elle indique organiser sa pédagogie autour de stratégies de compensation, avec un objectif de réintégration en 6e classique ; des stages de soutien sont proposés en parallèle aux collégiens et lycéens, sans que l’école ne scolarise elle-même au-delà du primaire.
  • MeeO, à Annecy-le-Vieux. Initialement une école accueillant des profils variés du primaire au collège, l’association s’est restructurée en dispositif de retour à l’école pour les jeunes de 10 à 20 ans en rupture scolaire, avec un accompagnement vers une reprise de scolarité, une formation ou une insertion professionnelle. Son financement mixte (subvention de l’Agence Régionale de Santé et participation des familles modulée selon les revenus) la distingue des établissements purement privés cités plus haut.

Instruction en Famille

L’instruction est obligatoire pour tous les enfants âgés de trois à seize ans. Elle peut toutefois, et de manière exceptionnelle, être dispensée dans la famille par les parents ou par des professeurs particuliers de leur choix. 

Au préalable, il faut obtenir l’autorisation du directeur des services départementaux de l’éducation nationale (DASEN) du département de résidence de l’enfant. 

Une étude récente menée sur un échantillon de plus de 16 000 familles, montre que les enfants en situation de handicap représentent 16% des familles qui optent pour l’instruction à domicile dès le départ, contre 36% des familles qui s’y tournent après une expérience insatisfaisante en scolarité classique.

Ces résultats suggèrent que, pour de nombreuses familles d’enfants en situation de handicap, l’instruction à domicile est davantage une réaction à une expérience scolaire insatisfaisante qu’un choix initial et délibéré.

Mere aidant son fils dyslexique à lire et comprendre un texte

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Que Retenir ?

Écouter l’enfant, l’impliquer dans chaque décision qui concerne son orientation, à tous les âges et dans tous les dispositifs, reste le facteur qui fait la plus grande différence. 

Le second levier, tout aussi décisif, est la formation des enseignants et des éducateurs aux troubles dys. En effet, le manque de sensibilisation au trouble reste identifié comme un facteur de souffrance scolaire à part entière.

Glaaster offre des outils complémentaires pour aider les enfants et adolescents à réussir dans le parcours qu’ils ont choisi, et accompagne les équipes pédagogiques à travers un outil permettant d’identifier et de répondre aux difficultés des étudiants.

Responsable Marketing

Doctorante en neuroscience

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Camille Roullet

Doctorante en sciences cognitives, Université Claude Bernard Lyon 1

Camille mène des recherches sur les adaptations visuelles des textes pour faciliter la lecture des enfants. Autrice de publications scientifiques et intervenante universitaire, elle traduit les avancées de la recherche en solutions concrètes pour une lecture plus accessible et inclusive.

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